Métamorphoses

Io, I, 568-750.
Io, la fille du dieu-fleuve Inachus, plaisait à Jupiter. Il la poursuivit, la dissimula sous un épais nuage et la viola.
Junon, qui pressentait une nouvelle infidélité de son époux, descend de l’Olympe, dissipe le nuage et découvre, aux côtés de Jupiter... une génisse blanche. Devinant l’artifice, elle obtient que le dieu lui offre la génisse, et la fait garder par Argus, dont la tête était pourvue de cent yeux, qui se reposaient à tour de rôle. Il pouvait ainsi exercer une surveillance de tous les instants…
Io, affligée, va trouver son père. Il ne reconnaît pas sa fille dans la belle génisse blanche ; mais quand, avec son sabot, elle trace sur le sol les deux lettres de son nom, il comprend et, à son tour, se lamente.
Jupiter décide alors de délivrer Io, et fait tuer son gardien par le dieu Mercure.
Junon s’en irrite et lance contre Io la déesse de la vengeance, qui aiguillonne la génisse et la fait fuir sans trève. Ainsi, elle traverse une mer, qui portera son nom, la mer Ionienne, franchit un détroit, que l’on appellera « le Passage de la Vache » - le Bosphore -, et finit par atteindre l’Egypte.
Là, elle supplie Jupiter de la secourir : il le fait en se réconciliant avec Junon, à qui il promet de renoncer à sa maîtresse…
Io retrouve donc sa forme humaine, et accède même au rang de déesse : c’est Isis, qui fait, avec Epaphus, le fils qu’elle a eu de Jupiter, l’objet d’un culte…